Rétrospective de l'année 2015


En ce dernier jour de l'année 2015, une flûte de bulles pétillantes aux lèvres, et à l'écart des festivités, j'ai choisi d'être toute seule pour m'être pleinement disponible. En trame de fond, la mélodie du groupe Hillsong United m'accompagne dans ce moment attendu.  Je suis bien.

Les douze derniers mois ont été éprouvants émotionnellement et physiquement: je termine l'année avec un torticolis. Un malaise signifiant, entre autres, une incapacité à dire non ou un signe d'une non-acceptation. Évidemment, je ne vous ai pas partagé tous les hauts et les bas de mon quotidien. Je ne suis pas orgueilleuse à ce point.  Cependant, vous en avez lu suffisamment pour vous faire une tête. Non, je ne l'ai pas eu facile, mais je suis la victime QUE de mes propres choix.

La confiance est le fruit d'un long chemin de doute

À l'instar de plusieurs, j'avais choisi pour la nouvelle année un mot-phare. Pour 2015, ce fût « CONFIANCE » (voir l'article concerné ICI). Au lieu de me fixer des résolutions que j'oublie complètement mi-janvier, je m'étais dit que ce serait plus facile de me rappeler que d'un mot. Un mot pour guider mes choix, un mot représentant une force à acquérir davantage, moi qui suis Thomas de nature. Avoir confiance en la vie et croire que l'abondance et l'amour s'offriraient à moi facilement. Hum... j'ai certainement dû oublier d'avoir confiance en cours de route.

En toute humilité, j'ai décidé de vous partager les trois principales constatations de ma rétrospective de l'année 2015.  Je n'ai pas encore procédé à un bilan complet mois par mois, mais malheureusement - et je me demande si c'est pareil pour vous - j'identifie plus rapidement les situations plates et douloureuses que celles source de joie et de fierté. 

Premier constat : La fausse croyance qu'il faut souffrir afin de croître et de tirer des leçons pour l'avenir m'habite encore. Tsé, « il faut souffrir pour être belle (intérieurement) », n'est pas un choix qui m'est imposé. Un choix imposé... drôle de figure de style.

Un exemple : avant mars, j'ai brièvement fréquenté un énergumène dont j'ai fait la connaissance via un site de dating en ligne.  Un homme aux attributs très masculins; une belle gueule carrée, de magnifiques yeux couleur océan, puis un body assorti d'un beau gros truck. Ce n'était tout de même pas son zozotement désorientant qui s’immiscerait entre lui et mes bonnes intentions. Je vous ai pas dit que j'ai une âme de mémère Thérèsa en plus d'un côté Thomas? 
Apparemment. 

Si j'avais écouté les signes envoyés par la vie (et par mon chien d'ailleurs) me hurlant (et le mot est faible) de passer mon chemin, je m'aurais évité un énième rejet après une séance de ramonage insatisfaisante. Premier rappel que j'aurais dû faire CONFIANCE et écouter les signaux plutôt que de croire que la confiance devait être donnée à qui mieux mieux.

Deuxième constat : L'amour inconditionnel que Dieu nous invite à donner et ressentir d'égale mesure pour tous ne demande aucune résignation. Ce n'est pas un sacerdoce. 

Si je reprends l'exemple de Monsieur zozotte ;-) : J'ai cru que je devais passer par-dessus l'impression négative qui émanait de cet individu et faire preuve d'un amour véritable, car j'me dis qu'on a tous droit à une deuxième chance, non?   Je peux aimer cette personne inconditionnellement, mais de loin. Je peux lui permettre d'être totalement lui-même, l'accepter sans le juger, mais sans l'inclure dans ma vie. My Gosh! D'où me vient cette propension à me sacrifier pour des casse-coeurs?  Je ne gagnerai pas mon ciel plus vite... 

Puis, le 23 mars 2015... Non, non, ne vous inquiétez pas, je ne recommencerai pas à déblatérer sur ma relation actuelle, mes péripéties immobilières et ma mise en repos forcé en novembre dernier. J'en ai suffisamment décris les tenants et aboutissants pour décider de partir 2016 sur des histoires plus inspirantes.

Troisième constat : Quoique la souffrance ne soit pas obligatoire, elle a tout de même une utilité non négligeable, soit celle de plier les genoux plus rapidement

Par exemple :  C'est parce que j'étais au bout du rouleau que j'ai enfin accepté de demander de l'aide extérieure et d'admettre mon impuissance sur les conséquences de mes choix et contraintes imposées. Lâcher prise sur l'obsession du contrôle, lâcher prise sur le besoin d'être tout le temps « correcte », permettre à ma vulnérabilité de prendre la place occupée par l'ego et admettre être rendue dans mes retranchements.


« Ce que vous ferez au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le ferez »

Par la suite, dès octobre, entre ruptures, reprises, espoir et léthargie - l'esprit et le coeur totalement disponibles - j'ai reçu un cadeau inestimable. Un ange est apparue dans ma vie par l'entremise du livre « Un retour à l'amour » de Marianne Williamson. 

Je dois avoir eu un éveil spirituel pour à peu près chaque paragraphe de ce livre.  Mais le cadeau inestimable n'était ni le livre ni les prises de conscience, mais plutôt quelque chose dont j'étais incapable d'accepter auparavant : la volonté de Dieu pour moi est le parfait bonheur. 

Je recevais, un certain jour de novembre 2015, la grâce de ne vouloir rien d'autre que de le servir.


Leçon 101 - Un cours en miracle

6. La Volonté de Dieu pour toi est le parfait bonheur parce qu’il n’y a pas de péché, et la souffrance est sans cause. 2 La joie est juste et la douleur n’est que le signe que tu t’es mal compris toi-même. 3 Ne crains pas la Volonté de Dieu. 4 Mais tourne-toi vers elle, avec l’assurance qu’elle te rendra libre de toutes les conséquences que le péché a ouvrées en fébrile imagination. 
De grâce, pas de jugement s.v.p.!! Je n'ai pas l'intention d'entrer chez les soeurs, ni devenir membre d'une secte ou religion. Je suis un esprit libre de dogme. Et ce n'est pas demain la veille que je m'abstiendrai de relations sexuelles et de sangria.  Ok, j'avoue que c'est énorme (pour rester polie...) comme discours. La bonne femme est rendue une freak de Dieu. Rectification : la bonne femme est rendue une freak de l'amour. Juste ça. (J'vais te dire que c'est bien assez comme ça, essaie ça toi, pour voir, de bénir quelqu'un qui te fait ch**er) J'ai beaucoup réfléchi d'ailleurs avant d'écrire ça ici. La peur du jugement tente de m'éloigner de mes intentions.

Cela m'a donc pris 42 années de déceptions, 42 années sous le joug d'un mental fort, pour dire « OK, J'abdique.  Je consens à n'être rien d'autre que ton instrument, à faire abstraction de ma propre volonté, car j'ai compris que tu ne veux que mon bonheur. ».  42 années à être convaincue que je savais mieux que personne ce qui était bon pour moi. 42 années à rechercher un sens à ma vie, alors que ma seule utilité ici est d'améliorer ma capacité à aimer tout le monde égal et guérir les blessures du passé par le pardon.  Rien de plus, rien de moins. C'est déjà bien en masse... (là je suis rendue à mon deuxième verre de bulles, et j'ai l'impression de radoter)

Et c'est une grâce qui doit se travailler quotidiennement, car mon ego sournois profite des moments où « je me sens capable toute seule » pour reprendre la bride et diriger mon mental fou à son avantage.


Je débute donc cette nouvelle année remplie d'assurance de me savoir sur un chemin éclairé par une lumière plus puissante que moi. Mes objectifs personnels ne sont plus égotiques.  Ils sont appuyés par des motifs plus grands que pour mes propres besoins insignifiants.

*****


En ce 1er janvier de l'an 2016, je souhaite au plus grand nombre d'être suffisamment ouvert de coeur et d'esprit pour recevoir ce cadeau divin pour qu'enfin nous puissions nous reconnaître en l'autre, en tous les autres. 



Commentaires

  1. Ce texte est tout simplement exceptionnel ! Quel bonheur de le lire ! J'ai lu quelques ouvrages de Marianne Williamson et j'admets que c'est puissant comme livre... Je reviendrai te lire ma belle, car j'aime ton style, ton authenticité ! Tu es une belle personne.

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  2. Que c'est agréable de lire ce genre de commentaire ! Merci Karine, et bonne année 2016 à toi et à toute ta famille xxx

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